• Vautrin par Honoré Daumier
  • Eugénie Grandet par Célestin Nanteuil
  • Honoré Daumier, Le père Goriot
  • Affiche de librairie pour l'édition Furne
Artwork thumbnailArtwork thumbnailArtwork thumbnailArtwork thumbnail

La Comédie humaine : oeuvres complètes illustrées

Collection : Éditions de Balzac
Auteur / Intervenant : Honoré de Balzac
Date : 1842-1848 puis 1853-1855
Localisation : Bibliothèque

Les dix-sept volumes que font paraitre les éditeurs Furne, Dubochet, Hetzel et Paulin entre 1842 et 1848, complétés par trois autres volumes édités par Houssiaux de 1853 à 1855, sont d'une importance capitale pour l'histoire éditoriale des oeuvres de Balzac.

Première édition des oeuvres complètes de Balzac, regroupées à cette occasion sous le titre général La Comédie humaine, c'est aussi la dernière édition qui ait été revue par l'écrivain, qui, comme à son habitude, modifie ses textes après leur publication. Malheureusement, Balzac meurt avant d'avoir pu achever sa tâche. Les volumes de son exemplaire, corrigés de sa main, sont achetés par le collectionneur et bibliophile Charles Spoelberch de Lovenjoul à la mort de Mme Hanska (veuve de Balzac) puis légués à la bibliothèque de l'Institut de France. C'est généralement cet exemplaire, appelé "Furne corrigé", qui sert de référence à l'établissement des éditions posthumes de Balzac.

L'édition Furne est aussi capitale pour l'illustration des oeuvres de Balzac, les éditeurs ayant fait appel à de nombreux artistes de renom pour réaliser les planches hors-texte. Les 154 illustrations de l'édition définitive sont exécutées sur le modèle des planches hors-texte des Français peints par eux-mêmes, et représentent le personnage en pied avec une ombre portée éventuellement accompagné d'un élément de décor. Balzac lui-même, très intéressé par le projet, connaît plusieurs des artistes choisis et envisage de confier l'illustration de son texte à ceux qu'il estime les plus aptes à réussir les portraits  de ses personnages. S'il ne parvient cependant pas à imposer sa répartition du travail, les planches de l'édition Furne (dont la Maison de Balzac conserve plusieurs matrices) sont néanmoins très réussies et fixent pour longtemps les traits d'Eugénie Grandet, de Vautrin ou du père Goriot, pour ne citer que les plus connus. Les éditions illustrées publiées ultérieurement reprennent quasi systématiquement les planches de l'édition Furne, et il faut attendre l'édition Conard, illustrée par Charles Huard, pour que l'iconographie balzacienne soit véritablement renouvelée.